Blessures de famille
Mon père m'a quitté quand j'avais 16 ans
Sans savoir pourquoi ni comment
J'étais devenue la fille reniée, la mauvaise enfant
18 ans qui m'ont fait mal et définitivement abimée en dedans
Torturée par le silence, l'incompréhension, l'indifférence,
Maman était complètement dépassée par la souffrance
D'une famille disloquée, d'un divorce en instance.
Avec le petit frère qui lui, jousssait de ma sentence
A mes dépends a comblé ma place, mon absence
Sans jamais tenter de réintroduire une alliance
Ah ce fils, meilleur en tout, avaient ses deux parents
Dans l'insouciance, lui, a vécu toute son adolescence
Sur un petit nuage, sans aucune turbulence
Moi je le voyais et je l'enviais en silence...
Les liens du sang font que je ne l'ai jamais détesté
Au moins lui, n'avait pas à souffrir, il était aimé
Il était protégé, il avait tout ce dont je rêvais mais
Je suis restée la grande soeur attentionnée
En toute simplicité, avec une grande naiveté
Je ne voulais pas voir qu'il ne m'avait jamais aimé
Que dans son esprit jamais je n'ai compté
Qu'il n'entretenait que son propre intérêt
Pendant des années sa soeurette il a berné
Qu'il était le deuxième Homme à me dénigrer
Tel est mon destin
Personne n'y peut rien
Il n'y a pas à s'apitoyer,
C'est ma destinée
Ainsi il devait en être,
Ainsi il en a été
La vie a continuée, les années ont passées,
Seule j'ai appris à me satisfaire, me débrouiller
Ma petite fée, ma Mutti, toujours à mes cotés
Puis le silence a laissé place aux vérités
Aujourd hui, les choses ont tellement évoluées
Bien des évènements nous ont bouleversés
Par la force des choses nous ont rapprochés
Les blessures elles, n'ont pas bougées
Mais les liens de la famille en moi sont ancrés
Des liens qui restent à jamais
Quoique l'on puisse endurer
Ainsi il en est...