Nuit blanche dans le noir
Touchée dans mon fort intérieur
Echappée, bouillonne ma rancoeur
Au bivouac du Gournier
Nuit blanche sans ciel étoilé
Emmitouflée dans mon duvet
Nuit terrible, une éternité
Une nuit sans pluie, sans abri
Une nuit sans bruit, sans vie
Le silence, mais des cris intérieurs
Aveugle, pas de lune, ni de lueur
Une solitude noire sans chaleur
Seule la rivière vit à 100 à l'heure
Démarre mon voyage intérieur
Pas de peur, mais emplie de fureur
Ainsi s'écoulent les heures
Puis se calme les douleurs
Enfin la raison m'effleure
Sourit presque mon coeur
L'esprit en apesanteur,
A la fois ici et ailleurs.
Ainsi s'écoulent les heures
Une nuit blanche dans le noir
Une réponse comme un espoir
Une évidence surgissant de nulle part
Mon plus gros pèché est de croire
A l'heure ou éclos les fleurs
Au petit matin goutelé de fraicheur
Pas loin de mon canoé,
Recroquevillée sur les rochers
Je reviens à la réalité
En moi, quelque chose a changé
Des fondamentaux se sont élevés
Comme une machine qu'on aurait huilée
Des boulons nettoyés et ressérés
Une nuit blanche dans le noir
Pour grandir et mieux voir