Ma maison
Je pleure encore ma maison
Un lieu de vie à ma façon
Avec ici, pas de comparaison
Elle c'était ma maison
Je connaissais chaque recoin
Des murs, des sols, du terrain
Pour les avoir poncés, percés, peints
Dans le jardin
Trônait un magniolia cinquantenaire
Il ne perdait pas ses feuilles en hiver
En été, il nous protègeait de la chaleur
En mai, il nous ravissait de ses fleurs
Embaumant la maison d'un parfum sucré
Les tulipes se multipliaient chaque année
30 mois d'investissement
En argent comme en temps
Pour lui donner l'âme qu'elle méritait
Et qu'au quotidien, elle me rendrait
Des travaux contraignants mais
Je m'y voyais mûrir,
Des engueulades et de la sueur mais
Je m'y voyais bien vieillir
Des mauvaises surprises mais
Toujours de quoi rebondir
Jusqu'au jour où je l'ai vu terminée
Ma maison était super chouette
Comme je l'avais dans la tête
Le jour ou nous l'avons achetée
Un moment qui aurait du être grandement fêté
Mais, ce n'est pas ainsi que cela s'est passé
A peine finie, il décidait de me quitter
Refusant de me vendre ses parts, enfoiré !
A peine finie, j'ai du la vendre et la quitter
Pour ma maison, toujours autant de regrets
Comme un deuil, c'est à jamais
A l'avenir, mettre du coeur à l'ouvrage, oui !
Mettre son âme, non, plus jamais, c'est fini !