Déclics

Ca me va bien de dire à un homme de 43 ans,
Qu'au fond, il y a une partie de lui qu'il n'a pas explorer
Que oui c'est la fin d'une ère qui vient de sonner
Mais c'est aussi une nouvelle liberté qui vient d'arriver
Je n'ai rien inventé, juste constaté avec les faits
Il est resté bien longtemps le poing serré
Le coeur éteint par d'autres priorités
La vision brouillée par de froides beautés
Un passage révolution, passage obligé
Puis va s'ouvrir le jardin des vérités
Et laisser place à un avenir à construire
Celui qui lui ramènera un vrai sourire
Des portes à ouvrir, bien des choses à vivre.
Ca me va bien de lui dire cela, on pourrait bien penser
Que c'est l'hopital qui se fout de la charité
Ce n'était pas politesse ou autre touti canti
Non, c'est vraiment ce que j'ai ressenti.
Je trouvais cela tellement chouette pour lui
Que je l'ai envié, envié comme jamais
Envié au point de me regarder, me projeter !
Me projeter pour savoir où moi je serais
Et surtout comment je serais
Quand lui, il sera accompli
Et là tous les déclics ont suivis
Moi qui espèrais lui chiper des infos pour entrer
Voilà qu'il m'y emmène carrément en instantané
Et que je me retrouve face à mon propre chantier
Ca me va bien de lui avoir parlé de ses valises,
Quand seulement plusieurs jours après
Remontant de réfléxion et multiples pensées
Au milieu de mes cartons, je réalise...