Le banc
Deux personnes agées viennent s'y assoir, le temps de se reposer.
j'ai perdu tout espoir de t y revoir encore un soir...
Ce banc que je regrette, laisse mon espérance muette
Ce banc que je rejette, c'est le souvenir trop bête de te savoir perdu.
Je ne saurais jamais ce que tu es devenu...
Quand je t ai vu, pleurer, te vider de toute ta sève
Je n'ai pas pu, je n'ai rien pu...
Je ressens encore tes racines, qui auraient aimé avoir des épines
et cet amas de feuilles, en signe de deuil
Que je me sens triste face à ce banc, je te recherche là vivant,
toi mon chène blanc.
Février 1988